La 3D, via la réalité virtuelle (VR) s’invite dans les scènes de crime de la police scientifique canadienne. La 3D permet de s’immerger dans un monde virtuel à l’aide d’un casque de VR. Dans le cas de la police, la technologie permet de reconstituer, d’analyser et de traiter les scènes de crime. Qui aurait imaginé cette possibilité il y a 50 ans ? Greg Schofield, formateur en identité judiciaire et ancien technicien de la police scientifique de Toronto, nous parle de l’utilisation de la 3D et de la VR.

Scène de crime, la police scientifique analyse la scène de crime

La 3D : un gain de temps sur les scènes de crimes

La 3D est un gain de temps considérable. Tous les acteurs impliqués dans le processus criminel ont désormais accès à une majorité de données, rapidement et sans se déplacer. La police scientifique canadienne permet ainsi aux services judiciaires de visualiser la scène de crime dans son ensemble, sans la compromettre. 

« L’une des principales utilisations est que les enquêteurs, les scientifiques, les avocats et les juges puissent tous voir la scène sans la visiter physiquement. C’est l’un des gros problèmes que nous avons toujours lors du traitement d’une scène : de garder tout le monde en dehors de la scène, à l’exception des techniciens, pour minimiser les risques de contamination. »

3D police scientifique scènes de crime
La scène de crime est scanné à l’aide d’un laser.

Dans les yeux du témoin

La 3D est réalisée à l’aide des données issues du réel, ce qui permet une reproduction conforme et réaliste des faits. À l’aide du casque, “vous verrez la visualisation de la scène telle qu’elle est, montrant où les preuves ont été trouvées et les résultats de l’analyse ».

En d’autres termes, l’utilisateur peut voir jusqu’à la trajectoire de la balle et les éclaboussures de sang dans la pièce. Plongé dans la scène de crime, il peut la visualiser à travers les yeux du témoin, à l’emplacement où il prétend avoir été. 

Voici un exemple de VR utilisée par la police scientifique italienne :

https://www.youtube.com/watch?v=-nxseiglArs

Réalité virtuelle et formation

La réalité virtuelle peut se révéler être intéressante pour former les futurs enquêteurs et les techniciens scientifiques. Etre plongé dans le réel est un bon entraînement. La VR pourrait devenir « une application très importante pour la formation sur les scènes de crime. Elle permet aux étudiants de visualiser diverses scènes réelles pour voir comment les enquêteurs et les techniciens ont traité les scènes ».

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VR et adoption technologique

L’adoption des innovations technologiques prend du temps. Greg Schofield a déjà rencontré de nombreuses résistances. Deux facteurs entrent en jeu : le coût et l’aspect juridique.

« Au Canada, les budgets de la police ont été réduits. Il est donc très difficile de faire entrer de nouvelles technologies à cause des coûts.  De plus, les tribunaux sont généralement très lents à adopter de nouvelles technologies en raison des défis juridiques. » La police scientifique doit prouver aux tribunaux que « toute nouvelle technologie comme la VR est fiable et non trompeuse ».

La 3D : un problème… De taille !

Avec la 3D, la police et les institutions peuvent partager plus facilement une même information. La 3D présente néanmoins un problème majeur.

Les fichiers 3D générés par les scans sont trop volumineux. « Le principal problème est la taille du fichier et la réduction de la résolution pour charger les maillages ».

Il devient donc nécessaire de trouver des solutions de compression pour mieux gérer ses fichiers 3D et permettre une visualisation optimale.  Notre CODEC permet une compression et une décompression progressive des fichiers, sans aucune perte de données. En d’autres termes : vous conservez les détails… Pas le poids !

Bientôt ARSKAN utilisé par la police scientifique ? Affaire à suivre…